Pôle d’agronomie et de développement durable d’AD@LY

 

 

Le pôle d’agronomie et de développement durable d’AD@LY est animé par Jean ROBERT, ingénieur agronome INA PG, retraité bénévole (CV JR son curriculum vitae). Depuis 1993 Jean Robert sillonne le Vietnam rural et met sa connaissance au service d’AD@LY, convaincu que c’est par des actions de proximité et de partage que peuvent être mieux pris en compte les besoins des paysans vietnamiens.

 

En mars 2006, AD@LY fait le point de cette action ( Pôle de développement durable 2001-2006, Bilan et Perspectives) et des engagements qu’elle implique : dans ce domaine d’activité comme dans ceux de la santé et de l’éducation, AD@LY, Association 1901 « n’a de richesses que d’hommes ». Il faut le souligner, la mise en œuvre de son expérience, la valorisation de son réseau franco vietnamien, la concrétisation sur le terrain de ses propositions dépendent de ressources externes en hommes et en moyens.

Certes AD@LY place son action dans le cadre de la coopération décentralisée avec la ville de Montpellier, le département de l’Hérault et la Région Languedoc Roussillon, c’est un élément décisif de sa légitimité et elle y trouve les meilleurs encouragements.

Il faut maintenant, c’est la conclusion majeure du bilan de ces cinq années (2001-2006), après cette phase intense de prospection, d’identification et de mobilisation de nos partenaires vietnamiens, entrer en phase opérationnelle et bâtir là bas pour l’avenir.

 

 

C’est donc un appel à participation et à contribution que nous adressons aujourd’hui à tous ceux qui veulent aider le monde paysan vietnamien à sortir de la pauvreté et à entrer dans un processus d’auto - développement. Nous l’adressons bien sûr à la Société civile francophone, aux Particuliers comme aux Entreprises, aux Associations, Institutions, Etablissements…qui, peu ou prou, ont pour le Vietnam et sa population, tellement attachante quand on a eu la chance de la croiser, l’envie de connaître, de rencontrer et d’aider…et pourquoi pas, d’aimer.

 

 

 

Voici en extrait deux actions phares d’AD@LY qui dans des registres différents ambitionnent une amélioration des conditions de vie au Vietnam par le transfert de savoir faire et la formation.

Actions déjà en phase opérationnelles, prometteuses, supportées grâce au dévouement de quelques uns et qui, pour perdurer et s’inscrire dans le paysage vietnamien, ont besoin d’aide.


 

Action n°1.  Filière agronomique de formation et ferme école à l’Université de DALAT

 

Cette action préparée de longue date marque une étape décisive vers une relation constructive entre la Ville de Dalat, AD@LY et ses partenaires en France. On trouvera en LIEN le rapport de mission rédigé par le consultant, Jean ROBERT en mai 2006 (100 pages en trois fascicules).

 En voici l’introduction qui présente les enjeux du projet de l’Université au regard de la situation dans le milieu rural aujourd’hui au Vietnam.

 

 

« … Extrait du volume de synthèse

 

        Les besoins en formation des acteurs du développement rural au Vietnam sont loin d’être satisfaits.

Ces besoins sont à la base ceux de 12 millions de foyers paysans travaillant le plus souvent dans des conditions d’un autre age.

 L’effort des dirigeants est pourtant bien réel et a contribué à augmenter de façon significative et parfois spectaculaire les exportations de produits de grandes cultures.

 

 Bien qu’il n’existe pas d’indicateurs de la condition paysanne, les études de cas conduites par les organisations publiques et privées montrent que dans certaines régions des arrière-pays les effets des programmes conduits sur les filières à vocation exportatrice sont faibles voire négatifs. Les observateurs sont unanimes pour considérer que les progrès réalisés ne profitent pas vraiment aux paysans les plus démunis.

 

Un dispositif de recherche scientifique et technique relativement important existe dans tous les secteurs des sciences agronomiques, constitué de nombreux Instituts et centres d’expérimentation. Des Universités et Facultés réparties sur l’ensemble du territoire procèdent elles aussi à des recherches et appliquent celles-ci dans leurs programmes d’enseignement.

Des centres de réflexion et de propositions étudient les mesures à prendre pour faire entrer le milieu rural vietnamien dans un processus de développement durable ; les documents sur le sujet ne manquent pas, leurs conclusions sont pertinentes et s’appuient sur une connaissance approfondie des réalités du terrain dans les provinces et les districts.

 

             Il s’agit le plus souvent d’études de cas, ciblées sur des régions et populations spécifiques, plutôt localisées dans le Nord du Pays et la vallée du Fleuve Rouge et dans les zones montagneuses déshéritées du Centre. Elles sont menées par des agronomes travaillant le plus souvent à Hanoi prés des Ministères de l’agriculture et de l’éducation ou dans des officines publiques ou privées proches de l’Université agronomique n°1.

Les thèmes  de ces études sont originaux et particuliers, parfois innovants.

L’examen des politiques actuelles développées depuis maintenant 20 ans et de leur application au niveau national est conduit  sans concession mais avec une volonté de recherche constructive de solutions d’avenir.

 

             Il faut tenter de répondre à une question presque toujours posée quand on travaille à lutter contre la pauvreté, à assurer la sécurité alimentaire, à créer des activités génératrices de revenus et que l’on se place en milieu paysan, près du terrain, loin des métropoles ou des régions littorales.

On se trouve alors devant des communautés humaines ayant parfois conservé des pratiques anciennes, semblant presque immuables tant elles sont séculairement adaptées  à leur écosystème, mettant en œuvre des  systèmes agraires et des systèmes de production stables,caractéristiques des micro régions objets des interventions.

 

            La question est donc bien de savoir comment faire  pour ouvrir au progrès ces entités paysannes sans les détruire, sachant que l’impulsion vient d’en haut mais que les obstacles aux transferts sont réels et jalonnent le parcours.

 C’est aux agronomes, techniciens, ingénieurs et cadres de ce pays qu’il appartient d’apporter la réponse, en termes de connaissance, de savoir faire et de transfert aux divers niveaux. C’est aux universités, facultés et écoles de leur en donner les outils.

 

        Pour un développement durable

La question posée de l’accessibilité du milieu paysan aux moyens du progrès (étant admis que ces moyens sont attendus par l’ensemble des opérateurs du domaine de l’agroalimentaire) au Vietnam, appelle une réponse simple, partagée par la quasi-totalité des analystes et connaisseurs.

 

Elle  se résume en une formule et un objectif unique et unanime, qui devrait sous-tendre les interventions dans ce milieu : appliquer les méthodes de développement durable.

 

Les composantes de cette méthode, sont exactement et régulièrement décrites par les bureaux d’étude  en charge du développement rural à la base, par les chercheurs en socio économie déjà cités qui ont formulé le diagnostic et s’attèlent aux remèdes : l’ INSA N°1, l’ IPSARD, le GRET et le PFR, le CIRAD, le PHANO.

Elles concernent tous les paramètres de l’organisation de la paysannerie et de son environnement naturel, rural ou urbain ; ceux de la production, de la transformation et de la valorisation des fruits du travail paysan ; ceux de la relation avec les consommateurs et le marché, avec le secteur industriel et commerçant.

 

L’ensemble de ces éléments méthodologiques constituent ce qu’on pourrait qualifier de « nouvelle politique agricole » pour le milieu rural vietnamien, fondée sur une démarche d’en bas, une meilleure relation du paysan à la base avec la demande transmise par le marché, 

… démarche remplaçant celle, descendante, de « l’agriculture de contrat » avec les décideurs au sommet  par une agriculture de décisions individuelles de nature socio économique.

 

 Cela suppose de conforter le pouvoir de « marchandage » des exploitants, par l’organisation des groupements et communautés pour constituer ensemble un interlocuteur, sous forme par exemple de coopératives de « marketing », devant les quasi monopoles du marché

…de leur donner accès à des savoir- faire relatifs au comportement d’ « homo economicus ».

 

L’agronomie est une science de la vie et  une science humaine et ce sont bien les ressources humaines, moins malléables il est vrai que d’autres facteurs techniques de production, qu’il faut engager sur le chemin de la modernisation.

 

Certains parlent de décentralisation des lieux de décision, de professionnalisation des paysans, d’autonomisation des chefs d’exploitation et des chefs de famille, du rôle des femmes... Autant de possibilités déjà expérimentées de façon ponctuelle sur des cas d’école et de terrain qui peuvent être, au-delà des concepts, des modèles et des actions pilotes.

 

Ces essais ont tous en commun de procéder avec les populations cibles et à l’écoute des populations cibles ; de ne rien faire qui ne réponde à un besoin de ces populations, besoin identifié avec elles, de ne rien proposer qui ne soit « appropriable » par le plus grand nombre.

 

Bien entendu une politique agricole ne se résume pas à cela et il y a d’autres causes « externes » aux difficultés rencontrées par les paysans, notamment la distance (mesurée en heures de transport) vers les centres d’achat des produits, l’absence de structures et d’aménagements modernes.

 

Reste que le défi lancé aux établissements de formation des acteurs du secteur agricole est bien,  pour répondre à ce besoin du paysan vietnamien, d’engager une transformation en profondeur de leurs dispositifs, mettant au cœur de ceux-ci, à côté et au devant des sciences naturelles et des techniques agricoles, les sciences humaines.

 

        L’offre de formation agronomique et agricole au Vietnam est profuse et un survol ne peut en donner qu’une image incertaine.

 Elle est nationale ou provinciale, technique ou scientifique, publique ou privée. Elle relève de divers ministères, d’administrations hiérarchisées, d’organisations non gouvernementales, de projets d’intervention.

 

On trouve ainsi des Universités pluridisciplinaires relevant des ministères de l’Education et de la Formation et qui conduisent une filière agronomique ; des Instituts nationaux de recherche ayant des actions de formation permanente, recevant des doctorants en science agronomique ; des Universités libres réparties un peu partout sur le territoire et dont le nombre va croissant.

 

A Dalat et au Lam Dong, à côté de l’UDL et de l’Université Yersin, nous avons eu connaissance de trois projets de création d’Universités nouvelles. Il est vrai que la demande est forte et que nombreux sont les candidats évincés au concours d’ entrée à l’UDL et qui cherchent à entrer dans des Etablissements offrant des possibilités comparables.

 

On observe la même diversité pour les lycées  professionnels,  concernant aussi bien leur statut que les matières enseignées. Leur répartition géographique semble aléatoire.

 

L’offre de transfert de savoir faire aux paysans à la base est encore plus diversifiée. Elle relève en principe des services agricoles des provinces et des districts (les DARD) dont le Ministère de tutelle est le MARD.

A cela s’ajoutent les actions plus thématiques des ONG, localisées et ponctuelles, souvent à caractère expérimental et « laboratoire in situ » pour les nouveaux concepts de modernisation de l’agriculture ; actions souvent de longue durée, sauf aléas financiers.

Notons aussi les projets et programmes nationaux ou régionaux émanant de l’Etat et de la Coopération internationale, portant sur des filières et comportant  un volet formation sur le terrain.

 

La question de la vulgarisation agricole , placée au centre de l’offre de formation, charnière entre les Instituts, les Faculté et les Lycées en amont et le milieu paysan est l’objet de recherches et propositions avancées au siège du Ministère et près des Bureaux de réflexions sur le développement rural. Un Centre national de vulgarisation a vu récemment le jour au MARD, ainsi qu’est progressivement mis en place une structure nationale de vulgarisation, centralisée et hiérarchisée.

 

Soulignons enfin le cloisonnement entre les trois niveaux d’intervention en matière de formation.

 

Le contenu de l’offre de formation, universitaire, scolaire et  de terrain est essentiellement technique et technologique.

Il émane directement des laboratoires de recherche biologique et scientifique présents en nombre au Vietnam et souvent de haut niveau. Bien des enseignants dans les établissements universitaires notamment, sont issus de ce milieu de la recherche et en ont conservé les habitudes et les méthodes. Leur ouverture au monde paysan se fait à travers ce prisme déformant et ils semblent parfois ne percevoir celui-ci que comme le réceptacle des hautes technologies.

 

Cela est assez sensible à Dalat où il nous a été donné de constater comment la liaison entre les unités d’enseignement théorique et le milieu professionnel passe presque exclusivement par une relation personnelle et étroite avec quelques exploitations de pointe pratiquant les cultures florales et légumières dans la ville.

 

        La Faculté d’agronomie et de foresterie de l’Université de Dalat n’a que trois ans d’existence et cherche sa voie.

Elle se trouve dans un environnement particulièrement favorable à son développement.

 

La ville de Dalat, station climatique à 1500 m d’altitude, est appelée à jouer un rôle central dans la région en raison des travaux en cours qui vont la doter d’une autoroute vers Saigon et d’un aéroport international.

 

Son climat et son cadre montagneux en font une destination touristique appréciée, mais aussi un site naturel favorable à une agriculture diversifiée, déjà engagée sur des avancées biotechnologiques notoires.

 

La demande étudiante est forte et croissante et doit se reporter, faute de places, sur d’autres Universités. Plusieurs projets d’Universités privées sont dans les cartons. La vocation de Dalat comme pôle universitaire majeur, complémentaire de Saigon ne peut que s’affirmer.

 

Dans cette perspective le projet de l’UDL de renforcement de sa faculté d’agronomie est pertinent :

 

Elle doit se doter de moyens supplémentaires, matériels et humains, pour faire face à cette demande locale croissante et pour diversifier et compléter son offre de formation.

 

Elle doit ajouter aux laboratoires, pépinières et terrains d’illustration des enseignements existant un domaine agricole  représentant de la diversité culturale du Vietnam.

 

Elle doit définir ses orientations et se situer par rapport aux autres établissements nationaux délivrant des diplômes identiques.

 

Elle doit conforter son implantation dans l’environnement agricole de Dalat et du Lam Dong et prendre en compte les problématiques du développement durable.

 

Elle a choisi pour parvenir à ces objectifs de s’ouvrir aux partenariats internationaux, notamment avec la France et de confirmer, à travers sa relation d’associée avec l’Agence Française de la Francophonie, sa vocation bilingue et sa filière francophone…. » Fin de citation

 

 

… Ajoutons ces recommandations tirées du volume de synthèse du rapport de mission, qui mettent en lumière les défis encore à relever et auxquels Ad@ly et l’Université de DALAT ne doivent pas répondre seules.

 

« … Quatrième recommandation

 

La promotion de la langue française et un des trois volets de l’action entreprise.

Ses acteurs en sont l’Agence universitaire de la francophonie de Hanoi et sa délégation à Saigon d’une part, le couple UDL / AD@LY d’autre part.

C’est plus particulièrement à Monsieur Nguyen Do Thien Vu, responsable du point « P@GE » à Dalat et interlocuteur direct de l’AUF qu’il revient d’animer, avec les sections linguistiques de l’Université de Dalat et en relation permanente avec AD@LY le pôle francophone de l’UDL.

 

- Cinquième recommandation

 

La  démarche d’ingénierie de la formation adoptée par le consultant consiste à chercher à formuler l’offre de formation en réponse à un besoin des apprenants. C’est cette démarche qui nous a permis de déterminer les orientations utiles à donner à l’UDL. Ces orientations exprimées en termes agronomiques et de développement rural doivent être traduite en programme d’enseignement. Cette deuxième phase à caractère directement pédagogique devra être conduite avec le consultant pédagogue ; la méthodologie en est présentée dans le document central du rapport.

 

- Sixième recommandation

 

Pour mener à bien le projet, l’effort d’ouverture vers l’extérieur par l’UDL doit être amplifié. Les dirigeants de l’Université pratiquent déjà dans le monde des relations internationales nombreuses et diverses.

 

L’implication de l’Agence Universitaire de la Francophonie au départ du projet et dans la première consultation sur la faisabilité de celui-ci la désigne tout naturellement  comme pivot des actions à suivre.

 …Qu’il s’agisse de la suite de l’expertise sur le volet pédagogique du projet, aussi bien que du renforcement des moyens pédagogiques par l’appel à des enseignants vacataires et par  la création d’un partenariat  avec la France.

 

 C’est bien le souhait exprimé et la volonté manifestée par les dirigeants de l’Université de Dalat qui devront confirmer la liaison encore trop formelle établie avec l’agence d’Hanoi et celle de Saigon.

 Le couple UDL / AD@LY a dans ce domaine aussi un rôle important à jouer, en raison notamment  du réseau en France et au Vietnam constitué par AD@LY.

Ce pôle de « relations franco vietnamiennes » relève à Dalat de la compétence du Département des relations internationales de l’UDL dirigé par Monsieur Huynh Van Thong, avec Monsieur Nguyen Do Thien Vu, francophone.

Dernière minute : Les dispositifs récents (La Croix 15 Mai 2006) du plan de relance du français et du  développement de la francophonie  annoncé par le Ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste Blazy, doivent être sollicités : Cultures France et Campus France. Les échanges d’enseignants et d’étudiants boursiers pourraient bénéficier de ces nouveaux dispositifs… » Fin de citation.

 


 

Action n° 2, Opération sommelier vin Vietnam

 

Depuis juillet 2004, AD@LY conduit en LANGUEDOC ROUSSILLON, dans le cadre de la coopération décentralisée, une action de promotion de la Culture du vin et  de l’exportation de nos vins au VIETNAM.

L’accent a été mis d’emblée sur une forte médiatisation, condition nécessaire d’une évolution des comportements des consommateurs et d’une adhésion des opérateurs de la filière Vin. Cela s’est traduit par les soirées inaugurales de dégustation d’octobre 2004 accompagnant les manifestations de l’«ASEM 5» (Asie Europe Meeting, 6 au 9 octobre 2004, en présence du PRESIDENT CHIRAC) à Hanoi, largement relatées par la presse et qui présentaient une palette diversifiée de nos vins à un large public.

La filière de l’hôtellerie était représentée par le Directeur du Lycée professionnel « La Colline » de Montpellier et du côté vietnamien par l’Ecole Hoa Sua,  en appui au volet pédagogique de la démarche d’adhésion des consommateurs vietnamiens au label « saveur et santé »,

Notre sommelier, adhérent d’AD@LY, TO VIET TO a ensuite développé en 2004 et 2005 à un rythme soutenu, sur l’ensemble du territoire Vietnamien, de Hanoi à Dalat et Saigon, un  cycle de formation de sommeliers ponctué de soirées d’initiation à la dégustation et à la connaissance de nos vins,  devant des parterres soigneusement ciblés de notables et d’opérateurs de la filière (hôtellerie, restauration, distributions, décideurs…). Parallèlement la participation de nos viticulteurs, fournisseurs des échantillons de vins consommés et appréciés au cours des soirées de présentation (près de mille bouteilles) a contribué au succès de cette première opération ; ainsi que celle des opérateurs à l’importation au Vietnam qui se sont mobilisés et ont largement aidé à la réussite de la logistique de l’opération.

 

Un bilan positif à confirmer, dans un contexte porteur mais concurrentiel.

 L’action d’AD@LY et de TO VIET TO, conduite avec de petits moyens, ceux d’une association 1901, et grâce au bénévolat du milieu viticole,a eu un impact très positif.

Tous les opérateurs et partenaires au Vietnam sont unanimes, ils souhaitent que l’action continue et débouche sur un dispositif permanent, animé par To Viet To, de promotion de nos vins par la formation de sommeliers vietnamiens, l’éducation du goût des consommateurs, la qualification des produits mis en marché et la transparence des transactions. L’argumentaire a convaincu et le savoir faire, la compétence et l’efficacité de To Viet To ont enthousiasmé les participants aux sessions et soirées qu’il a organisées. La voie est maintenant tracée et les distributeurs rencontrés sollicitent de toutes parts les services de To Viet To et attendent des propositions.

Mais attention ! A l’image du taux de croissance de l’économie de ces pays d’ASIE, le marché du vin au Vietnam est en train d’exploser, l’offre se multiplie. C’est maintenant qu’il faut agir

 

 

TO VIET TO, œnologue, maître sommelier reconnu à l’international ( CV TO), fin connaisseur du milieu vietnamien, animateur de la phase de lancement et principal artisan de sa réussite, est confirmé comme directeur de l’opération sur le long terme.

Sa maîtrise de la langue vietnamienne, son intégration dans le milieu du commerce des vins, ses contacts avec les autorités vietnamiennes dont il ne faut pas sous estimer la complexité, le partenariat qu’il a su installer avec de nombreux opérateurs de la filière sont autant d’atouts exceptionnels.

 

Désormais, TO VIET TO doit pouvoir s’appuyer sur une Agence commerciale au Vietnam, homologuée par l’administration vietnamienne, antenne des Viticulteurs contributeurs français et mandatée par l’autorité française compétente.

Cette Agence aura les moyens de son action à court et moyen terme, en phase d’installation sur un marché ouvert où la concurrence est souvent aidée.

Le défi est maintenant, pour 2006 et au-delà, de concrétiser l’offre en Languedoc Roussillon en s’appuyant sur les Organisations professionnelles partenaires de cette région.

Une réflexion déterminante est engagée avec les décideurs institutionnels, prenant en compte l’intérêt économique de l’opération pour la Région, en vue de soutenir l’action de TO VIET TO et d’AD@LY et de leur donner les moyens d’inscrire leur action dans la durée, d’asseoir notre représentation et d’entrer à terme en situation de rentabilité économique s’inscrivant sur le compte d’exploitation de nos viticulteurs.

Cette réflexion, conduite à l’occasion de la foire internationale du vin à Montpellier « VINISUD » en février 2006, (VINISUD, Objectif Vietnam):

- avec  Septimanie Export et la Région, MM. FOURRIER et AMALRIC 

- avec  l’Observatoire de la Viticulture et le Département, MM. CABANEL, AUTIN et Mme MILLON,

- avec le Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc, Mme MOLINES,

- avec le CI des vins du Roussillon et celui d’Inter Rhône, M.ZIER et Mme LEGRAND

- et de nombreux exposants déjà associés depuis 2004 à l’opération

- ajoutons les Frères POURCEL, exposant notable, retour du Vietnam…

… commence à porter ses fruits.

 

De son côté TOVIETTO développe avec ses moyens propres et quelques aides son action de formation à la sommellerie, notamment par la rédaction et la diffusion en Vietnamien d’un livre sur le Vin.

 

Les moyens ne sont pas encore là, en investissement et en fonctionnement, pour établir un support permanent, à caractère commercial de l’opération : Sommelier, Vins Sud de France, Vietnam.

A tous ceux, convaincus que l’avenir pour nos vignerons est aussi à l’exportation, aussi vers le Vietnam, nouveau dragon asiatique, de participer, de contribuer, voire d’investir sur un projet dont on peut assurer qu’il a aujourd’hui un socle solide et des voies bien tracées.