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- La découverte du
bacille de la Peste YERSINIA PESTIS a fait la renommée de Yersin
mais les riches aspects de ses compétences et de sa personnalité sont
peu connus.Voici un témoignage sous la plume du Dr Noel BERNARD, Ancien
directeur général des Instituts Pasteur d'Indochine: Après avoir décrit,
pour soigner le paludisme,les difficiles essais d'implantation de l'arbre
à QUINQUINA (Cinchona leidgeriana), il réussit à planter 500 hectares
à 40 km de DALAT:
Yersin écrit dans
le dernier texte imprimé en 1939, paru sous sa signature: "Il
convient d'être en garde contre le désir de réalisations immédiates
fondées sur des résultats fragmentaires qui seraient le point de départ
de déceptions ultérieures et nuiraient à l'oeuvre entreprise au lieu de
la servir.Vingt années d'étude désintéressées, poursuivies avec
continuité et dans le même souci d'objectivité, nous ont convaincu du
danger des conclusions hâtives aussi bien dans le sens d'un découragement
prématuré que de trompeuses illusions. Partout où il se posera, le
problème de l'acclimatation de l'arbre à quinquina ne sera résolu qu'à
la suite d'un effort méthodique et persévérant soumis à un contrôle
judicieux et permanent".
Cette conclusion ne révèle t-elle pas la raison profonde de tous les
succès de la carrière de Yersin? Toujours il a su associer
l'enthousiasme et la ténacité patiente dans le travail, l'imagination créatrice
et la soumission de l'hypothèse, par l'expérimentation, à l'enchaînement
des phénomènes, l'amour passionné de la recherche désintéressée et
le sens de l'utilité pratique, avec la volonté "de regarder haut,
d'apprendre au delà, de chercher à s'élever toujours". C'est la définition
même de l'esprit Pasteurien. Il ne s'en est jamais départi. Il est resté
attaché au delà de la mort, avec la même fidélité à la terre d'Annam
en lui confiant son tombeau. Que la terre qui le recouvre apparaisse, aux
yeux des élites autochtones de l'Indochine entière, comme le sceau
ineffacable de la pensée française sur l'avenir de leur pays, c'est le
couronnement de l'oeuvre de Yersin."
(Remarque d'ADalY sur la conclusion de Noel Bernard: QUEL PUISSANT
SYMBOLE POUR LA FRANCOPHONIE: comment le passé rejoint le présent et prépare
l'avenir : cft le texte paru dans l'année francophone internationale
1998: Alexandre Yersin à l'heure d'Internet...)
Ce texte datant de 1943 paru dans "France-Indochine" est illustrée
d'une photo représentant Yersin à l'inauguration le 28 juin 1935 du Lycée
de Dalat qui porte son nom. Une autre photo de la cérémonie des obsèques
de Yersin à SOUI DAU (Nhatrang) le 1er mars 1943 représente: M.
Grandjean, Résident supérieur, le Dr Jacotot, directeur de l'Institut
Pasteur de Nhatrang, M. Genevraye,Directeur général des Instituts
Pasteur...
Le pèlerinage "sur les traces de Yersin" nous permettra de voir
un quinquina à Dalat planté par les mains de Yersin et pieusement
entretenu par les vietnamiens et bien sûr de visiter le lycée Yersin de
Dalat, devenue aujourd'hui une ECOLE NORMALE DE FORMATIONS D'ENSEIGNANTS
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