ALEXANDRE YERSIN A L’HEURE D’INTERNET
LE FRANCOPHONE « ONG NAM » 1863-1943
COMMENT LE PASSE REJOINT LE
PRESENT ET PREPARE L’AVENIR
Par Anna
Owhadi-Richardson
Présidente
fondatrice d’AD@lY « Les amis de Dalat ...sur les traces de Yersin »
Ex-médecin
conseiller du Recteur de l’Académie de Montpellier
LA PESTE A ORAN, cette
« interminable défaite »
« La nouvelle est accueillie avec incrédulité : une épidémie de peste vient d’éclater dans la région d’Oran…Florence Beaugé…le Monde du 22-23 juin 2003
Je ressors cet article qui date de 1997 brûlant d’actualité, avec le SRAS
Paru dans « Année
francophone internationale 1998 »
AFI Québec p.363-68
Le Sommet de
Hanoï fera du Viêtnam le phare de la Francophonie en Asie à la veille du
troisième millénaire.(1)
Il
rappellera ses valeurs universelles:
Nous sommes EGAUX, bien que
DIFFERENTS, mais restons UNIS.
Le
franco-suisse Alexandre YERSIN, connu pour sa découverte du bacille de la
peste, l’a compris dès l’époque coloniale, pendant un demi siècle de sa vie
consacré à l’Indochine (2). Il a illustré d’une façon éloquente ces valeurs,
devenues encore plus actuelles devant les incertitudes d’une mondialisation
inéluctable sur la toile d’ Internet.
Dans ce
« village global qu’est devenu notre planète »(3) l’impérieuse
nécessité d’un nouvel équilibre mondial à inventer est de la responsabilité de
chaque nation. Elle aura pour mission de préparer les enfants d’aujourd’hui à
être les citoyens de demain en appliquant les résolutions de la déclaration du
VI ème Sommet de Cotonou en 1995, afin «de
rendre la francophonie plus dynamique et plus porteuse d’avenir, en donnant une
nouvelle impulsion à l’éducation et en renforçant notre action en faveur de la jeunesse »
et les recommandations
de la Commission de l’Unesco pour l’Education du XXI ème siècle (4)
« L’approche éducative à la veille du
3ème millénaire doit se fonder sur quatre piliers: apprendre à connaître,
apprendre à faire, apprendre à être, apprendre à comprendre l’autre.
Il s’agit d’apprendre à vivre ensemble en
développant la connaissance des autres, de leur histoire, de leurs conditions,
et de leur spiritualité, et à partir de là, créer un esprit nouveau qui, grâce
précisément à cette perception de nos interdépendances croissantes, à une
analyse partagée des risques et des défis de l’avenir, pousse à la réalisation
de projets communs ou bien à une gestion intelligente des inévitables conflits.
Utopie pensera t-on, mais utopie vitale »
La vie de Yersin illustre parfaitement ces
recommandations.
Yersin a appris à connaître:
Ce médecin,
disciple de Pasteur possède un esprit curieux et ouvert mais méthodique et
scientifique ce qui explique le succès de tous les domaines qu’il touche en
autodidacte « Il convient d’être en garde contre le désir de réalisations
immédiates fondées sur des résultats fragmentaires qui seraient le point de
départ de déceptions ultérieures et nuiraient à l’œuvre entreprise au lieu de
la servir...,convaincu du danger des conclusions hâtives aussi bien dans le sens du découragement prématuré
que de trompeuses illusions » « il a su associer l’enthousiasme
et la ténacité impatiente dans le travail, l’imagination créatrice et la soumission
de l’hypothèse par l’expérimentation, à l’enchaînement des phénomènes, l’amour
passionné de la recherche désintéressée et le sens de l’utilité pratique avec
la volonté de regarder haut, d’apprendre au delà, de chercher à s’élever
toujours ». Il a touché ainsi à l’agriculture, l’élevage, l’astronomie, la
météorologie, a possédé l’un des premiers poste d’émetteur-récepteur privé, la
première lunette astronomique, en 1900, la première automobile, il a même
failli acheter un avion en 1910.
Il se serait aujourd’hui passionné pour Internet.
Yersin a appris à faire:
Il a découvert le bacille de la peste à Hong
kong le 20 juin 1894. « Yersinia pestis » a été trouvé dans les
bubons prélevés clandestinement sur les cadavres .L’humble paillote qui abrita
cette découverte historique est restée célèbre. Elle illustre le timbre du
centenaire émis à Nhatrang le 15 juin 1994. Des doutes sur la paternité de la
découverte l’opposent à un médecin japonais. La polémique YERSIN-KITASATO sur
la peste rappelle celle de GALLO-MONTAGNER sur le sida. La différence
fondamentale est le détachement, voire l’indifférence méprisante de Yersin
devant l’agitation médiatique qui entoura l’affaire.
Il a
introduit l’hévea (hevea
brasiliensis), l’arbre à caoutchouc, devenue une source de richesse pour le
pays, 1997 commémore le centenaire de son introduction au Vietnam. Pour libérer
les vietnamiens de la dépendance extérieure, il acclimate le quinquina (cinchona ledgeriana) pour soigner le paludisme.
Yersin fonde l’Institut Pasteur de Nhatrang et de Dalat, créa en 1902, sur un décret du gouverneur
Paul Doumer, l’Ecole de Médecine de Hanoï,
il en fut le premier doyen.
Le 21 juin
1893 Yersin découvre à 1500 m d’altitude le site de la ville de DALAT « Mon impression a été profonde
lorsque, débouchant de la forêt de pins, je me suis trouvé en face de ce vaste
plateau dénudé et désert dont l’apparence rappelait celle d’une mer bouleversée
par une houle énorme d’ondulations vertes. Le massif du Langbian se dressant à
l’horizon nord-ouest du plateau, accentuait la beauté du site en lui donnant du
relief et en lui formant un arrière-plan splendide .Le pays est peu
habité... les quelques villages des M’lates sont groupés au pied de la
montagne...Les femmes ont le lobule de l’oreille percé d’un trou
énorme...; ». Le nom de la ville de Dalat vient du nom de cette tribu. Une
deuxième explication « Dat Aliis Laetitiam, Aliis Temperiem »,
il donne aux uns la joie, aux autres la santé, est de Yersin. En 1897, Paul
Doumer signa le décret de la création d’une ville.
Dalat vient
de fêter le Centenaire de la découverte de son site par trois jours de
festivités et de commémorations en novembre 1993. L’air y était si pur, la
température si clémente, que les européens ne tardèrent pas à venir s’y
reposer. La ville, épargnée par la guerre est devenu l’Evian du Vietnam et le
lieu de villégiature privilégié. Les
colons y bâtissèrent des résidences rappelant l’architecture des villas de
leurs provinces natales, Dalat a été surnommée « La petite France »
ou encore « le petit Paris » (5)
Yersin a appris à être: Il a vécu modestement
parmi les vietnamiens et les tribus des minorités ethniques, adoptant et
respectant leurs coutumes et leurs habitudes, apprenant à parler leur langue De
tempérament, discret et modeste, il fuit les honneurs, accepte les médailles parce
qu’elles permettent de débloquer des subventions pour ses recherches. Ce
médecin, éminent savant, élève de Pasteur, ami de Calmette et de Roux,
contemporain de Koch, de Virchow, de Klebs ,de Loeffler, fut un médecin de
santé publique visionnaire dans son approche globale et communautaire que nous
venons aujourd’hui à peine de redécouvrir. Humaniste généreux, il considère que
« la médecine est un sacerdoce au même titre que le Pastorat, car demander
de l’argent pour soigner un malade c’est un peu lui dire : la bourse ou la
vie ». Comment aurait-il réformé notre Sécurité Sociale...? .
Son
extrême timidité l’a contraint à éviter la fréquentation du monde et des
hommes. Il se meut avec une souveraine aisance dans la conception et
l’exécution des projets en apparence les plus risqués. Aucun obstacle ne peut
lasser l’ opiniatreté qu’il met à en triompher. Et il n’est pas d’observateur
plus curieux et plus bienveillant de la vie, du caractère, des qualités et des
insuffisances des autochtones, dont il parle couramment la langue. Il suit par
un intérêt passionné, par la lecture des journaux, des revues, des livres tous les grands courants d’idées et d’
évènements qui agitent le monde. Auprès de livres scientifiques austères, des
albums des chefs d’oeuvre du Louvre voisinent avec des romans. Sa vie est d’une
simplicité monacale, mais il accumule dans sa maison l’appareillage le plus
coûteux d’astronomie, de météorologie, d’électricité, de physique, qu’il
adapte, qu’il perfectionne, en correspondance permanente avec les constructeurs
de France et de l’étranger. Il voile ses impressions sous une réserve
hermétique. Mais il s’épanche avec le plus séduisant abandon dès qu’il est en
confiance dans l’intimité d’un cercle d’amis, à condition qu’il soit restreint.
Ceux qui l’ont assez bien connu pour gagner son estime et son affection
conservent le souvenir de son exquise sensibilité, de la générosité de son
coeur, de la fidélité de son attachement.
Pour
Raymond Aubrac(6),grand témoin de l’histoire et ami du Vietnam, l’œuvre de
Yersin a laissé, « un grand et fort souvenir dans ce pays des antipodes où
il est le symbole du savoir, de l’imagination et de la générosité »
Pasteur
Valéry Radot parlera de lui comme « l’un des plus sublimes exemples de
l’individualisme triomphant, dans un monde qui s’acharne à faire disparaître
l’individu dans la foule anonyme »
Pour le
lieutenant Lyautey,« ce jeune médecin, comme tous ceux qui surgissent, a
trouvé d’abord des montagnes d’obstacles, de doute, de formalisme, comme tous ceux
qui croient et qui veulent, il les a vaincues, les vainc et les vaincra ».
Yersin a appris à comprendre l’autre
Les vietnamiens ne se sont pas trompés: lorsque
toutes les rues françaises ont été débaptisées à la décolonisation, les rues
qui portent son nom ont été respectées et le savant français est honoré
aujourd’hui comme « le saint Yersin de Nhatrang »(7)
L’amitié franco-vietnamienne qui repose sur
« une histoire mouvementée et complexe après un siècle de mariage forcé et
les longues années de bouderie réciproque »(8) va donc retrouver un second
souffle grâce à « une figure symbolique qui apparaît comme un signe de
ralliement unanime »(), pour illustrer et consolider cet amitié.
Yersin est
francophone
Alexandre Yersin est né en Suisse à Lavaux dans le
canton de Vaud le 22 octobre 1863, quelque jours après le décès de son père, un
éminent entomologiste. Sa mère dirige une pension pour jeunes fille de bonne
famille à Morges. On doit sa biographie à l’abondant courrier qu’il lui
adresse. Lorsqu’en 1888, il sollicita la nationalité française pour pouvoir
exercer la médecine en France, on découvre ses origines languedociennes: Sa
grand mère maternelle « Catherine Emilie Demole est née à
Montpellier(Hérault) le 6 prairial an VIII de Jean Pierre Demole et de Jeanne
Marguerite Soubeiran » Mais sa famille protestante a du quitter la région
« à la suite de Dragonnades organisées en Languedoc pour cause de
religion » Fanny Moschell, la mère de Yersin est donc issue d’une lignée
protestante originaire du diocèse d’Uzes. Un ancêtre, Jacques Domergue avait
quitté le Gard pour se réfugier en Suisse
Après des
études médicales à l’académie de Lausanne puis à l’université allemande de
Marburg où il fut l’élève de Virchow, Yersin vint à Paris. Etudiant à l’hôtel
Dieu chez Cornil, il fut remarqué par Pasteur en juin 1886 alors qu’il venait
se faire soigner une blessure à la main au cours de l’autopsie d’un malade mort
de rage. Emile Roux le prit comme anatomo-pathologiste à la rue d’Ulm. Il
soutint sa thèse sur l’étude sur le développement du tubercule
expérimental » et définit ainsi la tuberculose septicémique « type
Yersin ». Il s’inscrit à Berlin au cours de bactériologie de Koch pour
mieux connaître les méthodes de travail de celui qui isola le bacille de la tuberculose
et le vibrion cholérique. Il avait auparavant, avec Roux, isolé la toxine
diphtérique dont le germe identifié par Klebs fut étudié par Loeffler. De cette
découverte devait naître la notion des antitoxines, la sérothérapie et plus
tard de la vaccination Yersin y fondit un Institut Pasteur, qui contribua à la
surveillance de la santé publique en Indochine.
Le Lycée
Yersin fut inauguré le 2 juin 1935 et forma l’élite de la diaspora
vietnamienne. A cette cérémonie, l’empereur Bao Dai remit à Yersin les insignes
de Grand Croix du Dragon d’Annam. pendant
que le gouverneur général de l’Indochine exalte le haut exemple offert
par le savant « en un siècle où le sens des valeurs spirituelles semblent
diminuer »
Henri
Jacotot ferma les yeux d’Alexandre
Yersin, à une heure de la nuit le premier mars 1943. le modeste cercueil fut
enfui à Suoi Dau, au sein d’une terre que le savant a tant aimé. Depuis, le nom
d’Alexandre Yersin perdure au Vietnam et son image est vénéré: cierges et
bâtons d’encens brûlent dans un petit oratoire d’une pagode pour honorer sa
mémoire. Cet homme a fui monde, ses contraintes factices et ses compromissions,
vivant de peu, ne se passionnait que pour l’authentique..
A
l’heure où notre société traverse une crise de mutation difficile, où nos
jeunes recherchent d’autres repères, où la médecine affronte, encore
impuissante de nouveaux fléaux, il est réconfortant de rappeler la vie et
l’oeuvre de précurseur de Yersin. Puissions nous tirer leçon de la vision
globale, communautaire et humaniste qu’il avait déjà de la santé publique.
La France
qui lui a reproché de renoncer à la carrière brillante que lui offre l’Institut
Pasteur, doit reconnaître aujourd’hui qu’il a fait le bon choix en embarquant à
la découverte de cette terre lointaine. Il a ainsi mieux servi la France d’hier
et la francophonie d’aujourd’hui pour le monde de demain
Au moment de terminer cet hommage, un article de
Jean Yves NAU dans le Monde du 5 septembre signale l’apparition à Madagascar
d’une souche de « Yersinia pestis » résistante aux antibiotiques.Le
spectre de la peste menace de nouveau « comment le passé rejoint le présent...mais espérons qu’Internet
permettra aux savants de communiquer vite pour trouver la parade et préparer
l’avenir...
Cet avenir, AD@lY, l’Association des Amis de Dalat
sur les traces de Yersin » apportera sa modeste contribution en
travaillant à faire mieux connaître l’exemple de Yersin à notre jeunesse. Après
le Lyçée Yersin de Dalat, devenu Ecole normale, Le Lycée de Hanoï qui enseigne
le français vient de recevoir son nom aujourd’hui en 1997.
A
Montpellier où est née sa grand mère maternelle, un rond point lui sera dédié
pour remplacer l’impasse sordide qui porte son nom jusqu'à présent.
Les élèves
du collège Georges Brassens découvre la
vie du savant et crée un club Yersin . Ils correspondent avec leurs camarades
du collège Phan Chu Trinh de Dalat et découvrent l’éducation civique si
important au Vietnam: « HAU HOC LE - TIEN HOC VAN », apprend
d’abord la politesse tu apprendras à lire après .
Un projet de film ne verra hélas pas le jour à la suite du décès du réalisateur Jean Leduc.
Son scénario romancé par Elisabeth Du
Closel vient de recevoir le prix santé
1997
« On
ne peut changer l’histoire, mais au moins peut-on essayer de faire de notre
mieux dans le présent et le futur pour promouvoir la paix » à l’instar de
Kim phuc,, « l’enfant symbole du Vietnam » brûlé par le napalm en
1972 dont la photo symbolise les souffrances du peuple vietnamien.
AD@lY : « Association des Amis de
Dalat...sur les traces de Yersin »
Avril
1994, après 32 ans...revoir le Vietnam et Dalat, où je suis née...la petite
France d’antan; pélerinage au lycée Yersin , tout délabré où j’ai étudié
jusqu’au bac en 1961.Désolation devant le riche patrimoine architectural des
villas coloniales rappelant les provinces françaises. Recherche de la tombe de
mon grand père, le Pasteur Paul Richardson dit Duy Cach Lam dont le Dr Sohier a
recueilli le dernier souffle alors que nous étions partis déjà tous en France.
Emotion des retrouvailles, amitié, confiance et accueil chaleureux des amis et
des autorités de la ville de Dalat et de la province du Lam Dong: « Nous
avons regretté votre absence aux festivités du Centenaire de Dalat en novembre
1993, nous aurions du vous envoyer un fax d’invitation plus tôt pour vous
permettre de vous organiser »...J’ai regretté aussi.
J’éprouve
une grande admiration, un sentiment de culpabilité devant ces confrères qui
exercent dans des conditions si précaires, désarmés face au Sida.... Joie des
anciens de pouvoir reparler le français, souhait de toutes les structures
éducatives et du club francophone pour le retour à la francophonie alors que
les bibliothèques n’offrent que des ouvrages en russe et en anglais...
Toutes les
initiatives d’origine institutionnelle ou associative sont en direction de
Saigon, Hanoi, Danang et Hue...aucune en faveur de Dalat qui compte pourtant
120 000 habitants sans compter la province du Lam Dong. Comment attirer
l’attention sur cet Evian vietnamien, cette belle station de villégiature où
Alexandre Yersin a cru retrouver sa Suisse natale avec ses sapins, ses lacs et
ses chutes d’eau, dont la température moyenne ne dépasse pas 18 ° tout le long
de l’année, royaume des orchidées, de l’artichaud, des fraises et des lys et
tulipes de Hollande...épargnée par la guerre, certes mais devenu un bidonville
faute d’entretien.
Bernard
Prunières, conseiller culturel de l’Ambassade de France m’accorde son soutien.
De retour
à Montpellier, le Recteur encourage l’élaboration d’un projet d’aide au
développement. La conjoncture n’a pas permis l’aboutissement du projet, mais un
précieux réseau d’amis et de sympathisants se tisse et s’étend. Ils sont
devenus les membres fondateurs de l’Association que j’ai fini par créer sur
leur conseil.
L’Association des Amis de Dalat sur les traces de Yersin contient dans
son intitulé, un peu long certes mais
explicite, l’essentiel de ses objectifs. En progressant dans mes recherches sur
la vie de Yersin, je m’aperçois combien il est injuste et regrettable d’ignorer
l’exemple de la vie de ce savant humaniste à une époque où nos jeunes ont tant
besoin de repères. Nos projets sur les traces de Yersin obéissent à un souci
d’approche globale communautaire de santé publique et d’aide au développement
intégrant la politique de développement urbain, le concept de ville santé de
l’OMS, privilégiant l’aspect éducatif et culturel.
Nous
privilégions, dans le cadre des échanges scolaires les recommandations du
« Nouveau contrat pour l’école » et les textes officiels sur
l’éducation civique, éducation à la citoyenneté, à la solidarité, au respect de
l’environnement..
Pour la
sensibilisation à la francophonie, nous projetons d’organiser le 20 mars 1998
une manifestation scolaire pour la journée internationale de la francophonie
avec l’aide de notre fidèle ami Jean Hourcade
Grâce à l’action d’ AD@lY, le Recteur Pierre Ferrari
a inscrit les projets de coopérations scolaires avec le Vietnam dans le Plan
Académique de Développement l’an 2002. Le Collège Georges Brassens de Lattes
qui a eu le mérite par Mme Labau de travailler sur la vie du savant a créé un
Club Yersin qui mènera ce projet. Pierre Ferrari, défend avec conviction le
projet d’Université d’été « Francophonie et développement « agréée, avec
un début de financement par le ministère de l’Education nationale en 1995. Ce
projet a été demandé à AD@lY par les autorités de DALAT dès 1994, en
particulier par son député Tran Ha Anh, (X59), Directeur du Centre de Recherche
nucléaire et réélu récemment prévu à
Dalat depuis 1995. La date de cette importante manifestation réalisée en
collaboration avec l’Ambassade de France a été repoussée plusieurs fois pour
des raisons financières. La dernière date prévue en Juillet 1997 a été de nouveau
repoussée en raison d’une autorisation enlevée à la dernière minute sur le lieu
de déroulement.
Comment
Dalat pourra t-elle sortir de l’anonymat?
Son
excellence Serge Degallaix qui soutient ce projet et m’a recu en mai 1997 au
Vietnam pour une mission préparatoire propose de repousser en juillet 1998,
après le Sommet de Hanoï. Nous formulons des voeux qu’elle se fera comme prévue
et préparée depuis trois ans, à Dalat et qu ’elle puisse se tenir dans les
locaux du Lycée Yersin. Les panneaux réalisés par les élèves du club Yersin de
Lattes seront offert officiellement à cette occasion à l’Ecole normale..
Nous
souhaitons également pouvoir enfin récolter les fonds nécessaires pour rénover
l’ex lycée Yersin devenue Ecole Normale supérieure .AD@lY a réalisé une mission technique en 1994 avec les
architectes de Dalat, mais notre trop jeune Association n’a pas pu réunir les
fonds nécessaires estimés à 1 600 000 fr à l’époque. Nous lançons un appel aux
anciens du lyçée pour nous aider à récolter la somme nécessaire.
Je citerai
tout spécialement Raymond Aubrac ( 7) qui a guidé mes pas dès le début. Je
n’oublierai pas son appel téléphonique pour m’encourager la veille de mon
premier retour au Vietnam, le chèque de cotisation qu’il est le premier à
envoyer fidèlement chaque année et le message qu’il nous envoie à chaque
Assemblée générale à défaut de ne pouvoir être présent. le professeur Henri
Pujol, qui en acceptant d’être le président d’honneur fondateur a vaincu mes
dernières hésitations. AD@lY est fière aujourd’hui de compter parmi ses membres
et sympathisants les fondateurs des plus grandes Associations pour le
Vietnam : l’AAFV et Vietnamitié. en particulier.
Eléments bibliographiques
1-Haut Conseil de la
Francophonie :XIII ème session, avril 1997 à Paris : Asie et Francophonie
-Lettre de la Francophonie L’Année du Vietnam »supplément au
n° 99 de mars 1997
-La France et le Vietnam dans l’espace francophone, colloque au
Sénat le 18 janvier 1997
- Etat de la francophonie au Vietnam- Rapport de mission 1996
Marie Ange Laumonier
-Ce médecin qui veut réanimer la francophonie au Vietnam, en
marge des journées d’Agropolis-museum du 5 au 12 oct: « Saveurs et
traditions du Vietnam sur les traces de Yersin » Midi Libre de 4 octobre
1996.
- Pierre Brocheux Le leg français à l’Indochine, La jaune et la
rouge mai 1997 N° 525 VIETNAM Revue mensuelle de la société amicale des anciens
élèves de l’école polytechnique
- Hourcade Jean « Le français, les français...et les
autres » SIDES
2 - Henri H. Mollaret,
Jacqueline Brossollet:
Yersin, un Pasteurien en Indochine, un
savant, une époque 1993 éd Belin
-Alexandre Yersin et la peste
Numéro spécial de la Revue Médicale de la
Suisse Romande - mai 1994 tome 11, n°5
-Une exposition réalisée par l’Institut universitaire d’histoire
de la médecine et de la santé publique de Lausanne « Dr Yersin, l’aventure
et la science » était visible à Morges, en Suisse, en 1994, cette
exposition est actuellement à Nhatrang au musée Yersin
3 –Allègre Claude, Jeambar Denis, « Questions de
France »p.8 Fayard- août 1996
4-Delors Jacques :
Unesco: Commission l’éducation pour le XXI ème siècle.
Le Monde de l’Education, de la
culture et de la formation N° 251 septembre 1997
5-Le Dr Alexandre Yersin et la
fondation de la ville de Dalat « Dalat,ville d’altitude » Centenaire
de Dalat 1893-1993.p; 54 à 99 Comité populaire de Dalat, Edition
Hochiminhville,
6-Aubrac Raymond :Ou la
mémoire s’attarde, Odile Jacob, Août 1996
Le dernier séjour d’Hochiminh à Paris, souvenir d’il y a
cinquante ans, bulletin de l’AAFV
7-Christian Colombani:
« Saint Yersin de Nhatrang « le Monde du 28 déc 91
8-Nguyen Khac Vien, allocution
prononcée à la réception du Grand prix de l’Académie française en nov 92 à
l’Ambassade de France à Hanoï
9-LE FIGARO « Yersin, savant et aventurier, Jean Leduc va
tourner son histoire au Vietnam « 27/28 février 1993 (Cet article a été à
l’origine du travail du Collège de Lattes sur Yersin )
10-Vietnam
sur les traces du Montpellierrain Yersin Midi Libre du 3 juillet 1996,
Pignon sur rue
11-Jean Yves Nau :Le
Monde du 5 sept1997 : « Une bactérie responsable de la peste apparaît
résistante à des antibiotiques »
.12-AD@lY organise de puis
trois ans en septembre à ANTIGONE DES ASSOCIATIONS un Stand pour faire
connaître le savant. Le maire Georges Frêche a décidé de baptiser un rond point
de Montpellier Alexandre yersin; AD@lY s’est émue de la minuscule impasse non
carrossable près de la Colombière qui porte jusqu’à présent son nom.
Les élèves du collège Georges
Brassens de Lattes ont réalisé un PAE (projet d’action éducative) à
l’initiative de leurs professeurs de biologie Mmes Labau et Carrère sur le Centenaire de la découverte du
Bacille de la Peste. La science en fête en 1995 a exposé leurs travaux. Un club
YERSIN a été créé : organisation de tombolas, produit envoyé au Collège PHAN
CHU TRINH et au club Francophone de Dalat.
13-Du Closel Elizabeth « Monsieur NAM, la fabuleuse histoire
de l’homme qui découvrit le bacille de la peste », Albin Michel - Prix
santé 1997
14-Owhadi-Richardson
Anna -Présidente fondatrice d’ AD@lY (JO de mai 1994)
- Les origines languedociennes d’Alexandre Yersin « nunc
Hippocrates Monspelliensis »
- Alexandre Yersin,
hommage au vainqueur de la peste, le Centenaire de Yersinia pestis p.71-
73- Bulletin de l’Ordre des médecins
de l’Hérault automne 95 N° 62
15- Ferrari Pierre : Plan Académique de
Développement de l’Académie de Montpellier à l’an 2002.
16-Cojean Annick:
« L’enfant symbole du Vietnam » Le Monde, mardi 19 Août 1997 , p 9
17-Pomonti Jean Claude: Le
Monde, 24 juillet 1997