Ce premier texte que j'ai rédigé est paru en 2006.

Il raconte l'arrivée d'Alexandre Yersin au Viêt Nam, appelé  Indochine à l'époque. Il comporte les 10 mots imposés.

 

Le pays abordé à l'escale était magnifique!

Le médecin français du navire, plus encore que les autres passagers en fut conquis.

La grève blonde était proche.

Des pêcheurs au doux accent asiatique venaient vers eux en curieuses barques rondes, faites de bambou tressé.

Des femmes, de leurs deux mains tendues offraient des fruits, montrant une douceur inattendue chez ces gens réputés rustres.

Les voyageurs reçurent les présents de leurs hôtes et en étanchèrent leur soif.

Le médecin remarqua, malgré leur manque manifeste d'hygiène, que les plus jeunes étaient très belles, mais l'heure n'était pas au badinage….

Les femmes plus âgées portaient sur leur visage comme un masque, celui d'une longue pauvreté acceptée.

Une fois le pied à terre, foulant le sable, l'homme apprécia la largeur de la plage de Nha Trang, bordée par endroits de flamboyants.

Plissant les yeux sous son chapeau de toile blanche, il se retourna vers la mer.

Le soleil décomposait ses couleurs sur l'eau comme dans un kaléidoscope.

Là-bas, tout au fond, quasiment outre-ciel, il vit des îles splendides se découper.

Il su, dès ce moment, que ce pays serait désormais le sien!

  

 

Ce second texte, sur le thème de la rencontre, fait suite au premier et raconte encore un peu de la vie du médecin français, tant aimés des Vietnamiens, encore de nos jours.

Il comporte lui aussi les 10 mots imposés en 2008

 

 

Une fois installé à Nha Trang, Alexandre Yersin, apprivoisa très vite les lieux!

La maison qui lui avait été attribuée, un cube d'un étage, se trouvait dans le quartier des pêcheurs.

Il s'attablait souvent devant son bureau, pour y travailler seul, ce qui lui apportait une satisfaction jubilatoire.

 

Il étudiait la peste et les maladies tropicales, mais aussi parfois certains animaux ou les vertus de plantes locales, comme les rhizomes de gingembre.

 

Dans la galerie vitrée autour de sa maison, rappelant un peu la passerelle d'un navire à quai, il avait disposé son matériel scientifique; le télescope pour étudier le ciel vers lequel il tournait son visage, ses appareils photographiques, les jumelles et sa boussole d'explorateur pour d'autres recherches sur le terrain.

 

Les pêcheurs attendaient que Monsieur Nam les informe, avec tact, des conditions météorologiques avant de prendre la mer.

C'est sans longs palabres que les communications se faisaient avec les travailleurs pauvres de la mer.

Les pêcheurs de Nha Trang aimaient bien ce Blanc si différent. C'est avec beaucoup de respect qu'ils lui disaient:

"Toi Monsieur Nam, tu n'es pas comme les autres colons."

 

 Textes d'Evelyne MINSSEN pour AD@lY, épouse de Daniel MINSSEN petit neveu d'Alexandre YERSIN.